Mireille Louis – Intervention relative à la politique d’insertion – Session du 7 février 2022

Lorsque le revenu de solidarité active (RSA) a été créé en 2007,  l’idée était de créer une prestation sociale simplifiée pour compléter les revenus d’une personne aux faibles ressources et garantir un revenu minimal aux français en cas de coup dur. Ce RSA comprend des contreparties avec une obligation de recherche d’emploi, de définition d’un projet professionnel. Notre collectivité a l’impérieuse charge d’insérer dans la société près de 7700 habitants qui subissent actuellement des difficultés.

Voilà 15 ans que nous avons cette charge et aujourd’hui les actions que vous nous proposez pour l’insertion sont « favoriser l’orientation vers le bon référent dans un délai contraint », « mettre en place un accompagnement spécifique pour les + 55ans » « réfléchir sur l’accompagnement des personnes qui ont des problématiques d’isolement, d’ordre psychologique ou encore lié à la fracture numérique ».

Toute politique d’insertion est à soutenir, et notre groupe votera le rapport, mais nous souhaiterions aller plus loin pour avoir de meilleurs résultats dans l’insertion des plus fragiles.

Tout d’abord nous pensons qu’il faudrait permettre le cumul du RSA avec les emplois saisonniers pour inciter les bénéficiaires à s’engager sur ces postes. Nombres d’agriculteurs recherchent du renfort dans leur exploitation sur certaines saisonnalités, ce cumul permettrait d’insérer d’une part et de soutenir les filières agricoles. De nombreux secteurs de l’économie aindinoise manque cruellement de main d’œuvre car nous avons quasiment atteint le plein emploi. En travaillant avec un panel d’entreprises régulièrement en demande de main d’œuvre nous pourrions former et accompagner les bénéficiaires du RSA pour les intégrer. On pense notamment au secteur de la restauration mais également à bon nombre d’industries.

 Pour arriver à cet objectif, le département doit travailler à lever deux freins : la mobilité et le numérique. La mobilité d’abord en proposant des aides aux permis de conduire, des aides à la réparation de véhicule qui paralyse bien souvent les bénéficiaires et travailler avec les collectivités compétentes pour du transport à la demande. L’apprentissage aux outils du numérique doit aussi être une priorité, à l’image des intercommunalités qui accueillent des conseillers au numérique, des cycles de formation doivent être mise en place par le Département.

Au-delà du bénévolat, dont la sensibilisation doit concerner tous les habitants pour maintenir notre tissu associatif, les mesures d’insertion fortes et inventives doivent être mises en place pour sortir nos administrés bénéficiaires du RSA de leur difficulté.

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